Trois documents, et ils se rédigent dans cet ordre. La liste des outils autorisés d’abord, parce qu’un collaborateur a besoin de savoir ce qu’il a le droit d’ouvrir. La règle de transposition ensuite, qui dit ce qui ne sort jamais du cabinet et sous quelle forme un dossier peut être soumis. La charte enfin, qui rassemble les deux et les rend opposables en interne.
Le pilier 3 demande des outils « évalués ». C’est souvent là que la démarche s’arrête, faute de savoir quoi demander. Trois questions suffisent : où les données sont-elles hébergées, sont-elles réutilisées pour entraîner le modèle, et qui sont les sous-traitants. La réponse s’obtient par écrit auprès de l’éditeur, et elle se conserve.
Le pilier 2 mérite une précision : anonymiser n’est pas effacer. Un dossier dont on a retiré les noms reste souvent identifiable par son montant, sa date et son secteur. La substitution cohérente, qui remplace chaque élément par un équivalent stable, protège mieux et conserve un document exploitable. Le modèle de charte du livret ne tranche aucun de ces trois points, comme nous l’avons détaillé sur ce que la charte type du CNOEC laisse à votre cabinet.