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Checklist IA : protéger le secret professionnel

Douze vérifications avant de transmettre une instruction, un texte ou un fichier à un outil d’intelligence artificielle.

6 min de lecture

Partir du secret, pas de l’outil

Une IA pratique ou réputée ne devient pas automatiquement compatible avec le secret professionnel. Le cabinet doit connaître les données transmises, leur traitement, leur conservation, les accès possibles et les engagements contractuels du fournisseur.

Le guide 2026 du Conseil national des barreaux rappelle la vigilance attendue sur les informations permettant d’identifier un client, les éléments confidentiels et la stratégie d’un dossier. L’anonymisation doit aussi résister au risque de réidentification.

Les douze contrôles

Avant chaque usage, appliquez une règle simple et vérifiable.

  • L’outil figure dans la liste validée par le cabinet.
  • Le type d’usage est autorisé par la charte.
  • Aucun nom de client ou de partie n’apparaît.
  • Les faits ne permettent pas une réidentification indirecte.
  • Aucune stratégie, confidence ou pièce du dossier n’est transmise.
  • Les paramètres de conservation ont été vérifiés.
  • L’usage des données pour l’entraînement est connu et maîtrisé.
  • Les accès et sous-traitants pertinents ont été examinés.
  • Le résultat sera contrôlé par un avocat compétent.
  • Les sources seront retrouvées dans leurs versions officielles.
  • L’usage sera tracé si le protocole du cabinet l’exige.
  • Un canal d’escalade existe en cas de doute ou d’incident.

Installer le réflexe dans le cabinet

Transformez la checklist en fiche d’une page et testez-la sur plusieurs scénarios. Une consigne comprise différemment par deux collaborateurs doit être précisée avant sa diffusion.

Échange de cadrage · 30 minutes

Appliquer ce guide à votre cabinet.

Un diagnostic permet de transformer les repères en décisions et livrables adaptés.
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